Le plan de retraite Article 39
5 points-clés :
- Un complément de retraite réservé
à un collège de salariés sous condition
de présence dans l'entreprise au départ en
retraite
- Des cotisations financées par l'employeur
- Des cotisations déductibles
fiscalement et exonérées de charges sociales, mais soumis à de lourdes taxes
- Une obligation d'offrir un régime de retraite à tous les salariés si le plan article 39 est élitiste
- Une gestion financière variée
|
Le plan de retraite Article 39 est un dispositif
par lequel un employeur s'engage à servir une rente viagère aux employés
bénéficiaires à leur départ en retraite sous certaines conditions d'âge et
de présence dans l'entreprise au départ en retraite.
Ce type de régime
se différencie des régimes à cotisations définies Article
83, PERE ou PERCO qui eux procurent des droits acquis aux collaborateurs et ne créent pas de dette
sociale au bilan des employeurs.
C'est le seul régime adapté aux collaborateurs déjà proches de la retraite
Pour des collèges de collaborateurs proches de la retraite, un plan à
cotisations définies ne permet pas d'accumuler suffisamment de cotisations
(cotisations annuelles déductibles limitées) avant la retraite. En revanche, le plan Article 39
permet de rattraper le passé et de constituer une retraite dans les dernières
années de la carrière d'un individu. Le plan Article 39 est la seule
façon de constituer une retraite pour les collaborateurs aux plus hautes
rémunérations et pour ceux déjà proches de la retraite. Le plan Article 39 est un régime
obligatoirement collectif, qui peut être limité à une catégorie de
bénéficiaires, pour autant qu'elle soit définie objectivement.
C'est un régime adapté aux mandataires sociaux
Qu'ils soient salariés ou non-salariés, les
mandataires sociaux
peuvent bénéficier d'un régime article 39 à
condition que la garantie de
retraite profite à un collège défini
objectivement. Des taxes importantes sont venues ces dernières
années remettre en cause les avantages de ce dispositif.
C'est un régime adapté aux plus hautes
rémunérations, il est devenu cependant
sérieusement taxé
Pour des collèges de cadres dont la
rémunération est telle que les
régimes à cotisations définies ne sont plus
intéressants (limites fiscales et
sociales dépassées), un régime Article 39 est la
bonne solution. Les cotisations
sont versées en fonction de la garantie qui est octroyée
aux collaborateurs
sans plafonnement ni fiscal ni social. En contrepartie, le
bénéfice du régime est aléatoire et
conditionné par
la présence du collaborateur dans l'entreprise à son
départ en retraite.
Différentes mesures fiscales et technniques diminuent l'attractivité du plan article 39
Pendant longtemps, le régime article 39 était
resté à l'écart des ajustements législatifs
visant à lutter contre les niches fiscales et sociales. La loi
Fillon d'août 2003 de réforme des retraites avait ainsi
laissé intacts les régimes article 39. Cependant,
depuis quelques années, différentes taxes ont
été introduites qui visent notamment les plans article 39
extrêmement généreux mis en place au
bénéfice des dirigeants des très grandes
entreprises. Les petites rentes sont mises également à
contribution.