Fiscalité et charges sociales du plan Article 39
Compte tenu des possibilités de
versements sans plafonnement, le régime Article 39 constitue un levier de
rémunération différée sans équivalent pour les cadres dirigeants.
Des cotisations
déductibles de l'impôt sur les sociétés
Les cotisations versées à
un assureur sont déductibles du résultat
imposable de l'entreprise, à condition que le régime octroie une garantie de
retraite raisonnable, en rapport avec la rémunération d'activité. A la mise
en place du financement externe du régime, l'entreprise peut entièrement
déduire une cotisation correspondant à la totalité de sa dette au titre de ce
régime (calculée sous des hypothèses économiques raisonnables, à la date de
versement des cotisations).
Des cotisations totalement exonérées d'impôt sur le revenu
Les cotisations procurent un avantage aléatoire,
ne sont ainsi pas considérés comme un salaire et
échappent ainsi à l'impôt sur le revenu, à la CSG et à la CRDS,
Des
cotisations exonérées de charges sociales, mais...
Après des années de litiges
entre les URSSAF et les employeurs au sujet de l'exonération de charges
sociales des cotisations à un régime de retraite Article 39, la loi Fillon
d'août 2003 en avait éclairci l'horizon. Ainsi, cette loi avait rappelé la définition des régimes concernés :
il s’agit de régimes de retraite, « conditionnant la constitution
des droits à prestations à l’achèvement de la carrière du bénéficiaire
dans l’entreprise et dont le financement n’est pas individualisable par
salarié ». Elle avait posé le principe d’une nouvelle
contribution, pour une assiette et un taux sur option de l’employeur.
Mais une série de scandales concernant les retraites chapeau d'un
niveau déraisonnable de quelques dirigeants d'entreprises
emblématiques ont conduit les pouvoirs publics (loi de
financement de la sécurité sociale pour 2010) à
doubler les taux défini en 2003 et à définir une
taxe additionnelle pour les rentes très élevées.
.... le régime est soumis à une contribution de l'employeur
Pour cette contribution, l'employeur peut choisir entre ces deux options :
1ère option :
taux 16 % et assiette égale aux rentes servies
L’assiette
est constituée des rentes liquidées pour leur partie
excédant
1/3 du plafond de la sécurité sociale. La
contribution est à la charge de l’employeur et est
précomptée par l’organisme
payeur.
2ème option :
taux 12 % et assiette égale aux dotations versées
L'assiette est définie comme suit :
- soit des dotations au regard du régime, qu'elles soient versées à un assureur
ou provisionnées au bilan,
- soit de la dette indiquée en annexe au bilan.
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Des
produits financiers exonérés de tous prélèvements
Capitalisés sur le
fonds de retraite de l'entreprise chez l'assureur, les produits financiers
échappent à tous prélèvements.
La rente est imposée et soumise à
charges comme une pension de retraite et à une taxe spécifique de 14%
La rente issue du plan article 39 est soumise à charges
sociales et imposée dans le cadre de la rente acquise à
titre gratuit.
Détails
La nouvelle contribution de 14% a fait l'objet d'arbitrages serrés, voici le résultat des débats :
Les rentes très élevées sont soumises à une taxe additionnelle de 30 %
A compter du 1/1/2011 (loi de financement de la SS pour 2011), les rentes excédant huit plafonds
de Sécurité sociale,
soit 276 960 euros en 2010 sont soumises à une taxe de 30%,
au 1er euro et non sur la fraction supérieure à
8 PASS (précision ACOSS).