La participation des salariés aux résultats
7 points-clés :
- Un dispositif obligatoire dans les entreprises de plus de 50 personnes.
- ...qui prévoit le partage du résultat de
l'entreprise entre tous les salariés
- La prime de participation n'est plus obligatoirement bloquée 5 ans depuis une loi du 3 décembre 2008
- La participation est bloquée automatiquement sur le PERCO de l'entreprise sauf avis contraire du salarié
- La participation est exonérée de
charges et aussi d'impôt sur le revenu si elle est investie sur un PEE ou un PERCO
- Une gestion financière variée
- Une mise en place négociée
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Historique
La participation résulte d'une ordonnance de 1967. Le
Général de Gaulle déplorait que le dispositif
facultatif d'intéressement des salariés à la
performance de leur entreprise ne se développait pas
suffisamment et il a décidé de forcer la main aux
employeurs en rendant obligatoire un dispositif de partage des
résultat, selon une formule nécessairement
schématique. Le fonctionnement de la participation a
été profondément modifié par la loi du 3
décembre 2008 qui met fin au blocage obligatoire durant 5 ans
des primes distribuées aux salariés. La participation est un des deux systèmes collectifs de
partage des fruits
de la croissance des entreprises, l'autre système étant
l'intéressement.
La participation est obligatoire dans les entreprises de
plus de 50 personnes
La
participation est obligatoire dans toutes les entreprises (ou
unités économiques et sociales)
de 50 personnes au moins. A la création de
la participation en 1967, le seuil d'effectif était de 100
salariés, il a été abaissé à 50
salariés par une loi de 1990.
Mode de calcul du seuil d'effectif pour l'application obligatoire de la participation
Dès que l'effectif salarié dépasse 50
personnes pendant plus de 6 mois, consécutifs ou non, au
cours d'un exercice social (et pas nécessairement une
année civile), l'entreprise doit calculer une participation.
L'effectif salarié est apprécié en comptant :
- Les salariés à temps partiels, pris au prorata
entre leurs horaires inscrits à leur contrat de travail et la
durée légale de travail ou la durée normale du
travail dans l'établissement si elle est inférieure.
- Le travailleurs temporaires (= les
"intérimaires"). Dans l'entreprise utilisatrice, le
nombre de journées d'intérim rapporté au nombre de
jours ouvrables dans l'exercice est rajouté à l'effectif
permanent. Pour mémoire, les intérimaires comptent à la fois dans leur entreprise de travail temporaire et
dans l'entreprise utilisatrice, mais ils perçoivent une participation
uniquement au titre de leur entreprise de travail temporaire.
- Les dirigeants d'entreprise titulaires d'un contrat de travail.
La participation est facultative dans les petites entreprises
Les entreprises de moins de 50 personnes (décompté comme ci-dessus) peuvent volontairement mettre
en place un accord de participation. Elles bénéficient alors d'incitations
fiscales particulières.
La participation est en théorie un outil de gestion sociale
C'est un moyen pour l'entreprise de motiver le personnel et de
l'intéresser à la bonne marche de leur entreprise, mais
la formule de calcul purement comptable est illisible pour les
salariés. En pratique, la participation est vécue comme
une taxe par les employeurs et comme une aubaine
déconnectée des performances économiques et de la réalité de terrain par
les salariés.