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Karente est cité dans la presse...



"Gouvernance, produits, ISR : un développement durable à géométrie très variable"

Dans son article dans La Tribune de l'Assurance, le journaliste Jean-Philippe Pié mentionne les thèmes abordés par le film "Moi, la finance et le développement durable" et la projection privée organisée par Karente le 21 octobre dernier; à laquelle il avait assisté. Voir nos commentaires du film et du débat qui s'en était suivi.

Protection Sociale Informations, 25-2-2009 - Des salariés mal informés sur les dispositifs d'épargne retraite collective

 Lors d’une conférence, le 12 février, le cabinet Karente a pointé les carences de l’information des salariés en épargne retraite collective.

 Tandis que les salariés commencent à prendre la mesure de l’impact de la crise sur leurs avoirs, les employeurs sont de plus en plus sollicités pour rendre des comptes s’agissant de la gestion financière de ces fonds, tant en épargne salariale qu’en assurance retraite. « Paradoxalement, si le salarié porte, seul, le risque financier de ces dispositifs, la gestion financière, son suivi et son contrôle sont plutôt assurés par les entreprises qui encourent les reproches », observe Manuèle Pennera, fondatrice du cabinet Karente.

 Des salariés mal informés

Malgré la convergence réglementaire en cours entre épargne individuelle et collective, les salariés sont encore défavorisés en matière d’information, de conseil et de protection de leurs intérêts. Notamment en matière de retraite, où « les détenteurs de régimes de type article 83 sont très mal informés », poursuit Manuèle Pennera, citant le retard, les lacunes, voire le langage incompréhensible, de cette information qui, selon elle, « empêchent le salarié de prendre les bonnes décisions ».

 Gestion aberrante

Autre faiblesse, le manque de surveillance : « Alors que la qualité de la gestion financière est capitale en investissement de long terme, certains régimes de retraite sont encore gérés de façon aberrante, sans tenir compte de l’âge des salariés », note Claire Vaillant, consultante du cabinet, regrettant l’absence de conseil de surveillance.
Enfin, si la loi interdit à l’employeur de prodiguer un conseil financier au salarié épargnant, un arrêt de la Cour de cassation de mars 2008 a toutefois renforcé les obligations en matière d’information sur le contenu de l’épargne d’entreprise. Reste que « face à la demande légitime de conseil exprimée par les salariés, il peut être difficile de faire la part des choses entre information et fourniture d’une recommandation personnalisée », met en garde l’avocat parisien Silvestre Tandeau de Marsac. La solution passerait donc par un tiers.


AGEFI, 27-2-2009 - La protection de l'épargnant salarié ouvre des opportunités aux conseils (Par Dimitri Moucheroud)

La CCEF a organisé une conférence sur le conseil et la protection de l’épargnant salarié. Les obligations en la matière, qui dépassent souvent les compétences de l’entreprise, ouvrent de réelles perspectives aux professionnels du secteur

Fin 2006, une enquête réalisée par TNS Sofres pour l’Autorité des marchés financiers ( AMF) notait que « les détenteurs de FCPE (NDLR : fonds commun de placement d’entreprise) ont des profils à part, caractérisés par une grande relation de confiance avec leur entreprise, ce qui limite leur sentiment d’avoir besoin de plus d’informations ». Mais depuis, les marchés financiers se sont effondrés et certains salariés réclament désormais des comptes à leur employeur. Le 12 février dernier, une conférence était organisée sur ce thème par la Compagnie des conseils et experts financiers (CCEF) afin de cerner les risques, mais aussi les opportunités découlant de cette situation.
Paradoxes de la gestion financière.
« La crise actuelle met en lumière l’un des paradoxes de l’épargne salariale en matière de gestion financière : le salarié porte le risque financier alors que ce sont les managers de l’entreprise qui choisissent une gestion financière et doivent ensuite la contrôler », explique ainsi une des intervenantes, Manuèle Pennera, consultante en rémunération et épargne d’entreprise chez Karente. « Risquant d’encourir les reproches des salariés et de leurs représentants, ils peuvent donc être tentés de jouer la sécurité et le court terme alors que ces dispositifs visent une épargne à long terme » ajoute-t-elle.
Le rôle du chef d’entreprise est d’autant plus délicat que la relation classique entre employeur et salarié est ici modifiée. Le salarié devient épargnant ou investisseur ; l’employeur devient émetteur, distributeur, intermédiaire, voire même conseil en investissement financier.
Devoir d’information sur le contenu.
« L’épargnant salarié est pourtant encore souvent très mal entouré pour construire une épargne adaptée à ses besoins. Il est en risque et peut alors se retourner contre son employeur, d’où la nécessité d’un conseil financier personnalisé », explique pour sa part Claire Vaillant, également consultante chez Karente. Sur ce point, la Cour de Cassation est d’ailleurs venue préciser dans un arrêt du 5 mars 2008 que « l’obligation d’information dont est débiteur l’employeur dès l’instauration du plan d’épargne d’entreprise ne peut se limiter à la simple existence de ce plan, mais porte également sur son contenu » (1).
« Cependant, si l’entreprise va trop loin dans ce domaine, le risque est alors grand pour elle car tout conseil financier est encadré par la loi et son exercice illégal peut être sanctionné par cinq ans de prison », rappelle Sylvestre Tandeau de Marsac, avocat au barreau de Paris. « Certes, la gestion des dispositifs d’épargne salariale n’entre pas dans le champ de la directive Marchés d’instruments financiers, mais l’employeur peut-il faire une offre d’épargne salariale sans donner de conseil directement ou indirectement à ses salariés ? », s’interroge l'avocat.
Opportunités de développement.
La voie est en effet étroite entre l’information sur le contenu et le conseil. Plusieurs risques pèsent sur l’employeur à qui on peut reprocher de se livrer à des activités de conseil en investissements financiers, de démarchage, d’intermédiation en assurance ou encore de vente à distance.
« Cette situation, si elle présente un risque pour l’employeur, offre à l’inverse une véritable opportunité pour les professionnels de l’épargne salariale et du conseil », se réjouit Jean-Philippe Bohringer, président de la CCEF. Certains l’ont bien compris puisque plusieurs teneurs de compte conservateurs de parts (TCCP) se sont fait agréer auprès du Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CECEI) afin de pouvoir donner du conseil en investissements aux salariés - c'est le cas notamment de CM-CIC Epargne Salariale. Par ailleurs, s’il est nécessaire, pour conseiller le salarié, d’avoir le statut de Conseil en investissements financiers (CIF), ce dernier n’est en revanche pas requis pour assister l’employeur dans son obligation d’information.
(1) Cass. Soc., 5 mars 2008, n° 06-45205