Le monétaire n’est plus ce qu’il était !
Dans la foulée des taux directeurs que la Banque Centrale
Européenne a baissé massivement pour sauver le
système financier, l’EONIA, taux de
référence des fonds monétaires, s'est
lui aussi effondré. Il s'est établi aux alentours de
0,36% depuis
début juillet 2009, en taux annuel, brut de frais.
Pour matérialiser ce que ce niveau signifie, faisons un
rapide calcul : si vous avez placé pendant
l’été 1 000 €, vos intérêts
s’élèvent au bout de 2 mois à ...60 centimes
d’euro ! et ceci, hors rémunération de votre
gérant ! Par conséquent, si la rémunération
de votre gérant est supérieure à 0,36%
par an, votre placement monétaire est
déficitaire, votre pouvoir d'achat s'effrite chaque jour un peu
plus.
Intéressement dans la Fonction Publique d'Etat
Le Gouvernement pourrait bientôt autoriser la mise en oeuvre d'intéressement collectif, dans la Fonction Publique d'Etat,
au bénéfice des 2.5 millions d'agents.Un projet
d'accord pourrait être présenté aux organisations
syndicales d'ici la fin de l'année. Les deux autres fonctions
publiques, hospitalière et territoriale seraient
concernées ultérieurement par ce système de
rémunération à la performance économique.
Beaux débats en
perspective.
Les plus-values réalisées sur les PEE et PERCO sont
déjà soumises aux prélèvements sociaux au
1er euro !
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale
(PLFSS) pour 2010 prévoit d’assujettir aux
prélèvements sociaux les plus-values
réalisées au premier euro de cession dans tous les plans
d'épargne individuelle. Pour mémoire, ces plus-values
ne sont soumises à prélèvements sociaux qu'au
delà d'un plafond
(calculé par différence entre les plus-values nettes
des moins-values sur une année fiscale donnée
avec à un certain seuil, égal à 25 730€
en 2009). Une telle mesure mettrait fin à une distorsion en
défaveur de l'épargne salariale, dont les plus-values
sont assujetties depuis 1995 aux prélèvements sociaux, et dès cette date assujetties au 1er euro.
Forfait social : le moduler plutôt que l'augmenter sans discernement
Le projet de loi de
financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour
2010 prévoit de doubler le forfait social actuellement
à 2%. Pour mémoire, ce forfait est à la charge de
l'employeur et s'applique depuis le
1er janvier 2009 sur tous les éléments de
rémunération différée (abondement aux PEE
et Perco, intéressement et participation, cotisation patronale
aux plans Article 83 ou PERE).
Nous proposons de moduler ce
forfait social en fonction de l'indisponibilité
des sommes assujetties, de sorte que ce forfait social soit
réservé aux seuls
éléments de rémunération
immédiatement consommés ou
épargnés à court terme dans un
PEE. Ainsi, seraient exonérées de cette taxe les
contributions des employeurs aux plans d'épargne
retraite PERCO, Article 83 ou PERE de leurs salariés. Une telle
mesure permettrait
d'apporter plus de cohérence au système
français d'épargne longue. Les observateurs
étrangers
attentifs sont en effet sidérés de constater que
l'épargne courte (PEE)
bénéficie de plus d'incitations fiscales
et sociales que l'épargne longue.
En somme, voilà notre
proposition :
| |
Forfait social 4%
(voire à un taux supérieur) |
Forfait social 2% |
Pas de forfait social |
| Intéressement perçu en cash
immédiat |
x |
|
|
| Participation perçue en cash
immédiat |
x |
|
|
| Abondement au PEE |
|
x |
|
| Intéressement versé au PEE |
|
x |
|
| Participation versée au PEE |
|
x |
|
| Abondement au PERCO |
|
|
x |
| Intéressement versé au PERCO |
|
|
x |
| Participation versée au PERCO |
|
|
x |
| Cotisation patronale au plan Article 83 |
|
|
x |
| Cotisation patronale au PERE |
|
|
x |
Le bonus exceptionnel lié à un
accord
d'intéressement finalement déductible au titre de
l'impôt sur les sociétés
In extremis, le 25 septembre 2009, l'administration fiscale a
publié une instruction précisant que les bonus
exceptionnels versés entre le 4 décembre 2008 et le 30 septembre 2009
par les entreprises dotées d'un accord
d'intéressement nouvellement conclu ou
amélioré, constituent une charge
déductible. Rappelons qu'avec sa
précédente instruction du 10 juillet 2009,
l'administration avait gelé les ardeurs de toutes les
entreprises qui s'apprêtaient à verser un bonus
dans la foulée de la signature d'un accord
d'intéressement fin juin 2009. Bon
nombre d'entre elles n'ont sans doute pas été
averties à temps pour tout de même profiter de
l'aubaine. Le déficit de l'Etat en est un peu moins
creusé.
Epargne retraite d'entreprise : il n'y a pas que le PERCO
Fabrice Pansard et Bruno Séjourné, de l'AMF ont
publié en juin 2009 une étude pour le compte de
l'AMF, intitulée "L'épargne
retraite en entreprise : un état des lieux au regard de
l'expérience américaine".
Etrangement, les deux auteurs limitent leur champ d'investigation au
seul PERCO, qualifié de «version
française de
l’épargne retraite en entreprise ».
Si le PERCO, créé en 2003 par la loi Fillon de
réforme des retraites, sur le modèle du
PEE, est
effectivement dédié à la consitution
d'une
épargne retraite avec l'aide de l'employeur, il
n'est pas
le seul réceptacle que peuvent utiliser les employeurs pour
constituer une épargne retraite à leurs
salariés :
il existe en effet deux autres dispositifs, le PERE et le plan Article
83.
- Le PERE, Plan d'Epargne Retraite d'Entreprise, a
été créé en 2003 par la
même loi que
le PERCO, c'est un dispositif régi par le Code des
Assurances,
version modernisée du plan de retraite à
cotisations
définies dit "Article 83".
- Pour mémoire, le plan Article 83 est un
dispositif
très vivace puisqu'il s'est imposé dans
le paysage
de l'épargne retraite d'entreprise par le seul jeu de
l'offre et
de la demande. Ce plan a été en effet
créé par les assureurs et les employeurs en
utilisant les
enveloppes d'exonération fiscales et sociales qui
restaient
disponibles après le paiement des cotisations obligatoires
aux
régimes de retraite par répartition. Le nom
"Article 83"
de ce plan provient du reste de l'article du Code
Général
des Impôts qui régit la fiscalité des
cotisations
de retraite.
En terme de volume d'épargne, les plans Article 83
représentent aujourd'hui un stock
d'épargne de
près de 30 milliards €, montant à
comparer aux 2.3
milliards € d'épargne sur les PERCO (au
30/6/9). Les PERE
représentent, eux, moins d'1 milliard € et peinent
à
se développer, pour des raisons techniques et commerciales,
les
intermédiaires
d'assurance préfèrant
distribuer des Article 83.
Au gré de la générosité des
politiques de
rémunération différée, les
plans Article 83
continuent de se développer, en parallèle avec
les PERCO,
les deux dispositifs présentant des
caractéristiques
distinctes pour satisfaire les besoins multi-facettes des
entreprises, des partenaires sociaux et des salariés
épargnants. Plus de détails : PERCO,
Article
83,
PERE.
Le bonus exceptionnel lié à un
accord
d'intéressement ne serait pas déductible au titre
de
l'impôt sur les sociétés
Selon l'instruction fiscale parue le 13 juillet 2009, ne serait pas
fiscalement déductible le bonus exceptionnel qu'une
entreprise
peut verser à ses salariés d'ici au 30 septembre
2009
lorsqu'elle a mis en place ou amélioré un accord
d'intéressement. La matière est d'une
complexité
étonnante et ce débat fiscal est ubuesque
puisqu'au
départ il
s'agissait d'inciter les employeurs à verser ce bonnus.
N'oublions cependant pas l'autre dispositif qui permet de verser des
primes exceptionnelles en franchise de charges et
d'impôt :
c'est le système du supplément
d'intéressement ou de participation. Toute entreprise dans
laquelle un accord d'intéressement
ou de participation est en vigueur et qui verse ne serait-ce qu'un euro
à ses salariés peut leur verser un
supplément,
déductible sans conteste (jusqu'à
preuve du contraire ...). N'hésitez pas
à nous
contacter
01-4766-8772.
Débat sur le partage de la valeur
ajoutée en France : réactions de syndicats
salariés
- CGT : Jean-Christophe Le Digou, interrogé
par Les Echos
le 13/5/9
précise : "Il y a deux questions clivantes : y a-t-il un
problème sur
les salaires, et y a-t-il un problème sur l'utilisation de
l'excédent
brut d'exploitation des entreprises ? (...) nous ne sommes pas
prêts à nous laisser enfermer dans le
débat «
mouchoir de poche » de l'intéressement et de la
participation."
- CFTC : "Nous demandons qu'avant que ne
soient
versés participation et
intéressement, il y ait un accord salarial signé
au moins dans les deux
ou trois années précédentes",
indique Joseph Thouvenel, cité
par LeMonde.fr dans un article du 13/5/9
Intéressement,
Participation, PEE & PERCO : Nouveautés
La
loi du 3 décembre 2008 en faveur des revenus du travail ...
|
| libère
les
salariés... |
|
| encourage
les
employeurs... |
|
| invite
les branches
professionnelles.... |
|
Notre sentiment sur
ce
texte de loi :
La mesure centrale est la libération de la participation qui
rend chaque salarié décideur du placement ou non
de cet
élément de rémunération.
Dans un premier temps,
la conjoncture difficile devrait inciter les
salariés
à dépenser leurs
prochaines participations pour
compléter des salaires insuffisants - c'est une mesure de
soutien de l'économie.
Ultérieurement, une nouvelle
ère s'ouvre, celle de
l'épargnant salarié, libre de constituer
une
épargne en vue de la retraite. Les enquêtes
montrent que
l'employeur est attendu à la fois pour financer une partie
de
l'effort nécessaire (politique de
rémunération
immédiate ou différée), mais aussi
pour informer,
former et guider le salarié dans ses choix de placements
financiers. Le gestionnaire d'épargne salariale, quant
à
lui, perd un épargnant captif et doit
désormais le
convaincre pour le retrouver. Nous pensons que le critère de
la
qualité de la performance financière va enfin
prendre la
place qui lui revient logiquement en épargne salariale,
s'agissant de placements financiers. La série
impressionnante de
mesures favorisant la rétention de
l'épargne des salariés introduites dans cette loi
témoigne du lobbying mené ; nous pouvons
tous déplorer que le
législateur ait pu encore
favoriser l'épargne à court terme par
des incitations coûteuses pour le budget de
l'Etat, au détriment
de l'épargne longue.
Le second effet induit par ce texte est la poursuite
de la
convergence progressive des dispositifs
d'intéressement et
de participation depuis quelques textes.
Le troisième effet est aussi une convergence heureuse :
celle
des différentes enveloppes fiscales et juridiques de
l'épargne retraite : PERCO, Plans
83, PERE, et aussi
PERP et Madelin. Nous prenons les paris sur leur
fusion...à
long terme.
La loi
libère les salariés de la
contrainte de blocage de leur participation
Les salariés
sont incités à consommer avec leur prime de
participation
La loi prévoit que
tout salarié
a
désormais la
faculté de demander à percevoir sa prime de
participation dès son attribution. Il devra alors
déclarer sa prime au
titre de l'impôt sur le revenu. Il pourra
choisir d'investir sa participation sur le PEE, PEI
ou PERCO de son entreprise, exactement sur le modèle de
fonctionnement de l'intéressement collectif. A
défaut d'instruction du salarié dans un
délai à fixer par décret (probablement
15 jours, comme pour l'intéressement), sa participation sera
bloquée pour 5 ans
sur un PEE (fonctionnement inverse de l'intéressement qui
est versé en cash à défaut
d'instruction de sa part).
On peut
imaginer
que deux types de salariés pourraient choisir
d'épargner
leur prime de participation en épargne d'entreprise
plutôt que la dépenser
immédiatement ou la placer sur leurs plans personnels : ceux
qui recherchent l'exonération au
titre
de l'impôt sur le revenu et ceux dont
l'employeur abonde les versements de la participation, sur le
PEE (la loi le permet désormais) ou sur le PERCO.
Sommaire
La loi du 3 décembre 2008 instaure un
crédit
d'impôt pour développer
l'intéressement
Les employeurs
dépourvus de dispositif d'intéressement
sont
encouragés à négocier un accord
Lorsqu'aucun accord d'intéressement
n'était en vigueur au titre des quatre exercices
précédant celui de la première
application de l'accord en question, la loi prévoit un
crédit
d'impôt de 20% des primes
d'intéressement
distribuées. Ce crédit
d'impôt s'appliquera aux entreprises
dotées d'un accord
d'intéressement conclu à compter de
la publication de la loi et au plus tard le
31 décembre 2014. Le crédit d'impôt
concerne les
entreprises soumises à un régime réel
d'imposition (IS ou IR), pour les entreprises soumises
à l'IS, il s'impute sur l'impôt de l'exercice au
titre duquel les primes d'intéressement sont
réparties et le solde non imputé est
restitué(payé) par l'administration fiscale aux
entreprises. Un décret précisera les obligations
déclaratives des entreprises.
Les employeurs
déjà dotés d'un accord
d'intéressement sont
encouragés à en augmenter les primes
La loi prévoit un crédit
d'impôt de 20% du supplément
de primes
d'intéressement distribué sur l'exercice au titre
d'un accord d'intéressement renégocié
ou renouvelé.
- Dans le cas d'une entreprise dotée d'un
accord
d'intéressement arrivant à
échéance au moment de la promulgation de
la loi, le supplément d'intéressement qui est
l'assiette du crédit d'impôt sera
calculé par différence entre
l'intéressement distribué au titre du nouvel
accord renouvelé et la moyenne des primes
distribuées au titre d'un accord
précédent,
- Dans le cas d'une entreprise dotée d'un
accord
d'intéressement en cours à la promulgation de la
loi et qui le modifie par avenant ultérieurement, le
supplément d'intéressement assiette du
crédit d'impôt sera calculé par
différence entre l'intéressement
distribué et la moyenne des primes distribuées
depuis l'origine de l'accord jusqu'à la date d'effet de
l'avenant modifiant les modalités de calcul de
l'intéressement,
Le crédit d'impôt s'appliquera
aux entreprises dotées d'un accord
d'intéressement existant au moment de
la publication de la loi et modifié par
avenant, ou pour un nouvel accord conclu au plus tard le
31/12/2014.
La loi prévoit que, dans le cas de fusion, apports ou
opérations assimilées intervenus pendant la
durée d'application de l'accord en cours ou
précédent, l'assiette du
crédit d'impôt est calculée par en
fonction de la prime moyenne perçue par
salarié multipliée par l'effectif moyen. Il nous
paraît étonnant que cette notion de prime
pondérée par l'effectif n'aie pas
été retenue pour toutes les entreprises.
Un décret précisera les obligations
déclaratives des entreprises.
Sommaire
La loi incite les employeurs utilisateurs de
l'intéressement à verser un bonus exceptionnel
Les
employeurs
sont encouragés à verser une prime exceptionnelle
de 1500€ maximum d'ici Septembre 2009
Dans les entreprises ayant conclu un accord
d'intéressement ou un avenant à un accord en
cours, à compter de la
publication de la loi et au plus tard le 30
juin
2009, les employeurs auront la faculté de verser une prime
exceptionnelle
à l'ensemble de leurs salariés. Cette prime sera
répartie uniformément entre les
salariés ou selon les
mêmes critères de répartition que ceux
prévalant dans l'accord d'intéressement.
Caractéristique de ce bonus :
- Montant est plafonné à 1500
€ par
salarié,
- Exonéré de charges
sociales mais est soumis à CSG et CRDS si, au niveau d'un
individu, son bonus additionné à sa
prime d'intéressement ne dépasse pas 1/2 plafond
de la sécurité social et si, au niveau de
l'ensemble des salariés de l'entreprise, le bonus
additionné à l'intéressement collectif
en dépasse pas 20% de la masse salariale brute de
l'exercice,
- Ne doit pas se substituer à un
élément de salaire pré-existant,
- Doit être versé au plus tard le 30
septembre
2009,
- Exonéré d'impôt sur le
revenu si le salarié l'investit sur un PEE ou un
PERCO,
- Entre dans l'assiette du crédit
d'impôt de 20% au bénéfice de
l'entreprise.
Notre recommandation :
- Le mécanisme très
avantageux du
supplément d'intéressement et du
supplément
de participation instauré par la loi du 31
décembre 2006 est
maintenu intact et n'est lié ni à
l'utilisation du crédit d'impôt ni à
l'utilisation du bonus exceptionnel. Passé
inaperçu lors de son instauration, peu
d'entreprises en tirent parti.
|
Sécurisation des accords
d'intéressement avec leur renouvellement par tacite
reconduction
Tout
accord d'intéressement pourra désormais
prévoir une clause de
renouvellement par tacite reconduction à
l'échéance de l'accord, à
défaut de demande de renégociation dans les trois
mois précédant la date
d'échéance de l'accord. Notons que la
durée légale de l'accord reste
fixée à trois ans.
Nous recommandons vivement à toute entreprise de
prévoir dans son accord cette clause de tacite reconduction
car elle protège les
entreprises du risque d'oublier de renouveler leur
accord arrivé à
échéance, tout en continuant à
appliquer l'accord caduque. Cette
configuration les expose en effet invariablement à
une requalification
par l'URSSAF des primes versées en salaire puisque non
liées à un
accord d'intéressement. De plus, ces entreprises
doivent observer
un délai de carence de douze mois avant de
reprendre
le versement de
primes d'intéressement avec un accord
régulièrement conclu, sous peine
de requalification des dites primes en salaire pour non respect du
principe de non-substitution à un
élément de salaire....
Les dirigeants des PME sont invités
à
profiter des avantages de l'épargne salariale avec leurs
salariés
Les TPE d'au moins
un
salarié et les PME de moins de 250 salariés sont
encouragées à s'équiper en
épargne salariale
En appliquant le principe selon lequel le dirigeant
d'entreprise met
plus volontiers en place un dispositif dont il peut profiter
à titre personnel, la loi fait
passer de 100 à 250 le seuil
d'effectif salarié maximum qui permet d'ouvrir au dirigeant
lorsqu'il n'est pas lui-même salarié, le
bénéfice de l'intéressement, de
l'abondement au PEE ou au PERCO et - sous condition et c'est nouveau -
de la participation.
Par dirigeant, il faut entendre le chef d'entreprise, le
président, directeurs généraux,
gérants ou membres du directoire, ainsi que les conjoints
collaborateurs ou associés.
Le bénéfice de la participation aux dirigeants
non salariés et assimilés s'effectue comme suit :
- dans les entreprises de moins de 50
salariés,
pour saluer la mise en place d'un accord de participation qui
est
facultatif, le dirigeant a désormais droit à la
participation comme ses salariés, que la participation soit
calculée selon la formule légale ou selon une
formule dérogatoire plus avantageuse,
- dans les entreprises de de 51 à 250
salariés, le dirigeant a désormais droit
à la part de participation excédant le montant
qui aurait été versé si la formule
légale avait été appliquée.
Notons que ces mesures incitent à la mise en
place
d'accords
de participation dérogatoires.
Pour mémoire, le seuil d'effectif requis doit avoir
été atteint
pendant pendant au moins 6 mois sur l'exercice au titre duquel
ce droit
est appliqué ; de plus, l'intéressement
attribuable au chef d'entreprise est plafonné
à ce que perçoit le salarié le plus
payé après le chef d'entreprise, un tel
plafonnement n'a pas été
prévu pour la participation dans la loi du 3
décembre 2008.
La loi
aménage les conditions de constitution d'une
épargne salariale
avec l'aide de l'employeur
La loi instaure une série de petites
mesures
qui
corrigent certains défauts du PERCO par rapport aux plans
d'assurance retraite d'entreprise Article 83 ou PERE et compensent la
fuite de la participation dans les plans d'épargne salariale
:
Possibilité d'adhésion du
salarié par défaut au PERCO de son
entreprise
Le règlement du PERCO de l'entreprise peut
prévoir l'adhésion par défaut des
salariés, dans des conditions d'information qui
seront définies par décret.
Possibilité de versement de l'employeur
indépendamment de tout versement du salarié
La possibilité d'adhésion par
défaut
des salariés est à relier à une autre
nouvelle disposition souhaitée par le marché :
autoriser l'entreprise à effectuer un versement
pour chaque salarié sans que celui-ci ait à faire
lui-même un versement. Le principe de l'abondement par
l'employeur d'un effort financier du salarié (abonder =
compléter) est donc ainsi partiellement
abandonné, pour tendre vers le mode de financement
des plans Article 83 ou PERE qui prévoient toujours une
cotisation minimum de l'employeur pouvant aller jusqu'à
100%. Par ce mode de financement, le salarié n'est pas
obligé de faire un effort d'épargne personnel
pour profiter de la cotisation que son employeur est disposé
à lui attribuer. Considéré sous un
autre angle, la possibilité désormais offerte
à l'employeur de verser à tous les
salariés une somme au PERCo permet de mieux
contrôler son budget et de définir une
politique de rémunération
différée plus équitable.
Possibilité pour l'employeur d'abonder la
participation versée au PEE
L'employeur a désormais la
possibilité
d'abonder
la participation du salarié versée au PEE, ce
n'était jusqu'à présent le cas qu'avec
le PERCO.
Sommaire
Possibilité pour l'employeur d'organiser la
rétention de la participation vers un plan
d'épargne
Les entreprises qui ont mis en place un dispositif de
participation
dérogatoire (donc plus favorable aux salariés que
la
formule légale) peuvent prévoir le blocage
obligatoire de
la portion de participation au delà de la formule
légale. De nombreuses entreprises, notamment les
plus
grandes, sont intéressées à
orienter l'épargne salariale vers la consolidation de leurs
fonds
propres, au travers d'opérations d'actionnariat
salarié.
Pour mémoire, l'actionnariat
salarié
represente plus de la moitié des 80
milliards € d'encours d'épargne salariale au 30
juin 2008.
Cette mesure permet aux entreprises de pouvoir retenir une
partie
de
la
participation vers l'épargne et l'actionnariat
salarié.
Certaines entreprises songeraient à revoir la
hiérarchie
de leurs dispositifs d'intéressement et de participation
pour
substituer une participation dérogatoire à un
intéressement dont les flux eux ne peuvent être
orientés obligatoirement vers
l'épargne.
Le PERCO peut être mis en place par
décision unilatérale de l'employeur
Un
PERCO peut désormais être mis en place par
décision unilatérale de
l'employeur si les négociations menées avec les
délégués syndicaux
échouent ou en l'absence de telles instances. Jusqu'ici, le
PERCO ne
pouvait être mis en place que par voie de
négociation avec les
syndicats, à défaut, l'entreprise devait
adhérer par referendum à la
majorité des 2/3 des salariés à un
PERCO interentreprises. Pour mémoire, ce mode de mise en
place est en vigueur pour les plans Article 83 et PERE.
Obligation de négocier un PERCO si un PEE est
en
place depuis au moins 3 ans
La loi racourcit à 3 ans (5
ans auparavant) le délai entre la mise en place
d'un PEE et
l'ouverture obligatoire de négociation d'un PERCO par
l'entreprise. NB : il s'agit d'une simple obligation
de
négocier et pas de conclure. Cette mesure n'est
assortie
d'aucune santion en cas de manquement.
Possibilité pour les entreprises d'ouvrir
leurs
PEE ou PERCO à leurs agents commerciaux
Dans des conditions à fixer par
décret,
les
entreprises qui le souhaitent pourront ouvrir leurs PEE et/ou
PERCO à des travailleurs indépendants qui
commercialisent leurs produits. Sont principalement visés
les agents
généraux d'assurance.
Les branches
professionnelles sont invitées à
négocier des accords d'intéressement type
Les branches professionnelles ont désormais la
faculté de conclure un accord type
d'intéressement afin de faciliter l'accès des
plus petites entreprises à
l'intéressement. De telles
démarches auront l'avantage de
générer un
battage médiatique toujours bénéfique
pour la diffusion de l'intéressement, les accords types
négociés ne dispenseront toutefois pas chaque
entreprise de négocier son propre accord.
Nouvelle
contribution de 2% sur la rémunération
différée
Parallèlement aux débats sur la loi
en
faveur des
revenus du travail, la loi
de financement
de la Sécurité sociale pour 2009 a
institué une nouvelle contribution
de 2% sur les primes d'intéressement et de
participation, sur les abondements aux PEE et PERCO et sur les
cotisations patronales aux Plans Article 83 et aux PERE, à
la charge de
l'employeur.
Newsletter Karente Septembre 2008
Intéressement
& Participation : ce qui
devrait changer
| La
loi en faveur des revenus du travail (en projet) ... |
| encourage les
employeurs... |
|
| incite les
salariés... |
|
| La prochaine loi de financement
de la Sécurité sociale
devrait instituer une contribution
sur l'épargne salariale, à la charge de
l'employeur. |
Prochaines étapes de
ces réformes
Les employeurs sont
encouragés à négocier des accords
d'intéressement
Le projet de loi prévoit d'accorder un crédit
d'impôt de 20% des primes d'intéressement
accordées, lorsqu'aucun accord d'intéressement
n'était en vigueur au titre des quatre exercices
précédant celui de la première
application de l'accord en cours. Ce dispositif de crédit
d'impôt s'appliquera aux entreprises
dotées d'un accord
d'intéressement conclu à compter de
la publication de la future loi et au plus tard le 31/12/2014.
Les employeurs sont
encouragés à augmenter les primes au titre d'un
accord d'intéressement en vigueur
Le projet de loi prévoit d'accorder un crédit
d'impôt de 20% des primes
d'intéressement accordées diminuées de
la moyenne des primes dues au titre de
"l'accord précédent". Le
mécanisme reste à préciser
: s'agit-il de la moyenne des primes sur l'exercice
précédent, sur les exercices
précédent sur la période de
référence de l'accord en vigueur, sur ceux ci
plus les exercices concernant l'accord précédent
à hauteur de quatre exercices, pour faire le pendant avec le
fonctionnement du crédit d'impôt dans le cas
où l'entreprise est dépourvue d'accord ?? Une
usine à gaz se profile à l'horizon.
Ce dispositif de crédit d'impôt s'appliquera
aux entreprises dotées d'un accord
d'intéressement existant au moment de
la publication de la future loi ou conclu au plus tard le 31/12/2014
Les employeurs
sont encouragés à verser une prime exceptionnelle
d'ici Septembre 2009
Les entreprises dotées d'un accord
d'intéressement existant au moment de la
publication de la future loi ou conclu au plus tard le 30 juin
2009 auront la faculté de verser une prime exceptionnelle
à l'ensemble de leurs salariés. Cette prime sera
répartie entre les salariés selon les
mêmes critères de répartition que ceux
prévalant dans l'accord d'intéressement. Son
montant sera plafonné à 1500 € par
salarié, sera exonéré de charges
sociales, ne devra pas se substituer à un
élément de salaire pré-existant et
devra être versée au plus tard le 30 septembre
2009. Le salarié aura la faculté de la
défiscaliser en la bloquant sur un plan d'épargne
salariale.
Il n'est pas précisé si cette prime rentre dans
les deux plafonds collectif (20% de la masse salariale) et
individuel (1/2 plafond de la SS).
Pour mémoire, les deux dispositifs de
supplément d'intéressement et
de participation ne sont pas remis en cause dans ce projet de loi.
Encore peu d'entreprises utilisent ces
mécanismes tout particulièrement flexibles.
Nous
consulter.
Les salariés
sont incités à consommer avec leur prime de
participation
Le projet de loi prévoit que les salariés auront
la
faculté de percevoir leur prime de participation
immédiatement, la prime sera alors à
déclarer au
titre de l'impôt sur le revenu. La règle du
blocage 5 ans
sur un plan d'épargne salariale sera donc
supprimée. Les
salariés auront la faculté de
défiscaliser leur
prime de participation en l'affectant à un plan
d'épargne
salariale (PEE, PEI ou PERCO), exactement sur le modèle de
fonctionnement de l'intéressement collectif. On peut
imaginer
que deux types de salariés pourraient choisir
d'épargner
leur prime de participation : ceux qui sont fiscalisés au
titre
de l'impôt sur le revenu et ceux dont l'employeur accorde un
abondement sur le PEE (participation versée sous forme de
versement volontaire) ou sur le PERCO (participation bloquée
directement).
Il est question de
taxer l'intéressement collectif et la participation en tant
que "niches sociales"
Parallèlement aux mesures prévues d'incitations
des
employeurs à verser des primes d'intéressement,
il est
question très sérieusement de créer
une nouvelle
taxe à la charge des employeurs sur
l'intéressement et la
participation, taxe destinée à renflouer le
déficit de la Sécurité sociale. Au 29/8/8, on
reparle d'une taxe de 5 %, au-delà d'une assiette
exonérée de 200% par personne pour l'intéressement
(et la participation ?), les cotisations aux plans de retraite
supplémentaires seraient assujetties totalement, alors que les
avantages type Titres Restaurant ou prime de transport seraient
totalement exonérés. Il est étonnant de voir que
le gouvernement mise sur un gain de 1 milliard d'euros avec cette taxe,
quand son assiette devrait mécaniquement se réduire
du fait précisément de la mise en place de cette taxe.
Revenons sur l'intéressement pour rappeler que :
- d'une part, les primes d'intéressement et de
participation
sont certes exonérées de charges sociales
patronales et
salariales, en contrepartie de contraintes importantes sur le mode de
mise en place et de fonctionnement (caractère collectif,
aléatoire, non substitution à du salaire...)
- d'autre part ces sommes sont assujetties à la
CSG et à la CRDS au taux de 8 % sur 97% de leur montant.
Prochaines
étapes de ces réformes
Le projet de loi sur les revenus du travail pourrait être
discuté au cours de la prochaine session parlementaire qui
s'ouvre à compter du 22 septembre 2008, pour un vote d'ici
la
fin de l'année.
Le projet de loi de financement de la sécurité sociale
pour 2009 devrait être discuté à compter du 29
septembre 2008.
Mise en
conformité des plans de retraite
d'entreprise : avant le 31/12/2008
La loi de réforme des retraites du 21 août 2003
avait précisé les conditions
à
réunir pour que les cotisations des employeurs aux plans de
retraite soient exonérées de charges sociales et
d'impôt sur le revenu. Une période
transitoire de 5 ans avait été
octroyée aux employeurs pour leur laisser le temps de mettre
en conformité leurs régimes de retraite. La fin
de cette période transitoire est fixée au
31/12/2008.
Parmi les points à vérifier pour la mise en
conformité figurent notamment :
- Le caractère objectif, non discriminatoire et
collectif de la définition des
bénéficiaires du régime de retraite
(les critères de l'âge, du niveau de salaire sont
désormais bannis...),
- La mise en place du régime par
décision unilatérale, accord collectif ou
referendum (L'usage n'est plus admis.En cas de décision
unilatérale, l'employeur doit remettre un
écrit aux salariés,
distinct de la notice d'information de l'assureur),
- Taux de cotisation uniforme,
- Non substitution des cotisations patronales à un
élément de salaire existant,
- Versement des cotisations à un organisme
habilité (assureur, institution de prévoyance,
mutuelle, institution de gestion des retraites
supplémentaires).
Plus d'info : nous contacter
Le PERP est
l'avenir du plan Article 83
Tout salarié quittant une entreprise peut à cette
occasion transférer les avoirs éventuellement
accumulés sur le
plan de retraite Article 83 de son
précédent
employeur vers son
PERP, plan de retraite personnel
de nature voisine.
Cette disposition est définie dans un décret de
mai 2005 mais elle reste encore peu connue par les
salariés. Gageons qu'avec la mobilité
grandissante des salariés, la faculté de
rassembler
au fur et à mesure de leurs changements d'employeur leurs
avoirs dans un pot unique maîtrisé par eux devrait
se développer. Les employeurs ont tout
intérêt à promouvoir cette bonne
pratique auprès de leurs salariés
partants.
Un fonds solidaire
dans tout PEE à partir du
1/1/2010
La loi de Modernisation de l'Economie promulguée le 4
août 2008 invite les employeurs offrant un
PEE à
leurs salariés à rajouter un
fonds solidaire dans
la
gamme de fonds existante, au plus tard le 31/12/2009. Les gestionnaires
d'épargne salariale devraient se charger
spontanément de la mise en conformité le cas
échéant. Notons que les PEE nouvellement mis en
place devront comporter un fonds solidaire dès le 1/12/2008.
En fait, la règlementation ne fait qu'entériner
un mouvement déjà largement observé
dans les offres financières de PEE sur le marché
: très nombreux sont ceux qui proposent le fonds solidaire
de la gamme parallèle du
PERCO.
La loi Fabius de
2001 avait introduit l'obligation d'un fonds solidaire dans
tout
PPESV
et lorsque la loi Fillon de 2003 avait
créé le PERCO en remplacement du PPESV,
l'obligation d'offrir un Fonds solidaire avait
été conservée.
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Le chiffre : 37%
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d’entreprises de 100 à 249 salariés qui
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Intéressement
Actualité de
l'épargne d'entreprise
23/6/8 Augmentation des
négociations collectives en 2007 concernant
l'épargne d'entreprise
Un accord sur 5 portait sur l'épargne d'entreprise en 2007
contre 1 sur 7 en 2006.
Appétit des
jeunes pour l'épargne retraite
Un
sondage IPSOS
pour l'UMR montre l'intérêt des jeunes cadres pour
la
constitution d'une épargne retraite, contrairement aux
idées reçues en la matière.
23/5/8
L'épargne solidaire / Enquête IPSOS
Les salariés qui investissent leur
épargne sur un
PERCO se voient proposer un "fonds solidaire", fonds dont partie de
l'encours est placée dans l'économie solidaire.
L'institut IPSOS fait le point sur l'épargne solidaire au
travers d'une
enquête qui montre que
la notoriété de ce type d'investissement
progresse dans l'opinion.
9/4/8 "Les PME dans la
guerre des talents"
Article du Monde Economie du mardi 8 avril. Les nombreux
départs
à la retraite touchent les entreprises de toute taille et il
est
difficile pour les PME de se distinguer des grandes entreprises. Pour
Thomas Chaudron, président du Centre des Jeunes Dirigeants,
les
PME peuvent attirer les jeunes cadres en proposant "de la
prévoyance-mutuelle et épargne retraite- et de la
redistribution-plans d'intéressement, épargne
d'entreprise, etc. Il faut, sur ce point, se battre à armes
égales."
8/4/8 Cessons de croire
au Père Noël
D'après le Figaro, environ 200 000 épargnants
allemands
ont perdu des millions d'euros sur leur plan
épargne-retraite. Alléchés l'annonce
de placements
sûrs rapportant entre 8 et 12% (alors que le taux dit sans
risque
des emprunts d'Etat était de 4% en moyenne), ils ont
malheureusement confié leurs économies
à des
escrocs.
27/3/8 Le Medef avec
Fondact, la DFCG, l'IFEC et l'ANDRH se lance
dans une campagne de promotion de l'intéressement
auprès des PME
Vidéo de Stephan
Brousse - Medef PME.
Consulter le
calendrier des
conférences dans toute la France.
27/3/8 Le gouvernement
renonce à taxer la
participation et l'intéressement
Fin février 2008, le président Sarkozy
annonçait son souhait d'introduire dans une prochaine loi le
principe de l'assujetissement des primes de participation et
d'intéressement aux cotisations aux
régimes de retraite obligatoires, tout en affirmant sa
volonté de généraliser
l'intéressement dans toutes les entreprises, y compris les
plus petites. Aujourd'hui, face à la complexité
d'un tel assujettissement, le gouvernement annonce le retrait de ce
projet.
Pour autant, des voix s'élèvent ça et
là pour défendre la logique de traitement de ces
sommes comme un salaire - à savoir assujetties aux charges
sociales et à l'impôt sur le revenu - lorsqu'elles
sont versées sans contre-partie de blocage dans le temps. En
parallèle, un blocage très long - en vue de la
retraite, serait la condition légitime d'une
exonération totale de ces sommes.
Certaines mesures contenues dans la loi du 30
décembre 2006 (pas si ancienne !) sont à cet
égard déconcertantes : toute entreprise
dotée d'un accord de participation ou
d'intéressement peut, à sa guise et sans accord
avec les salariés, verser à ceux-ci un
supplément d'intéressement ou de participation en
franchise de charges sociales et d'impôt sur le revenu (pour
l'intéressement, s'il est investi dans un PEE ou un PERCO) ;
ces suppléments étant plafonnés dans
les limites légales et non pas dans les limites de l'accord
existant dans l'entreprise. Autant dire que le législateur a
ouvert en grand les vannes de l'exonération sociale et
fiscale sans aucune des contreparties habituelles en épargne
d'entreprise (mode de mise en place, caractère
aléatoire, durée de blocage etc.)
19/3/8 Surendettement :
un motif de déblocage du
PERCO promis à une croissance certaine
L'observatoire des crédits aux ménages de la
Fédération bancaire française publie
les résultats de son
enquête annuelle : 13.8
millions de ménages détenaient un
crédit à fin 2007, soit un taux de
détention de 52 %, en hausse de 2.2% sur 2006. Par ailleurs,
5.9% de l'ensemble des ménages envisagent de recourir
à un crédit dans les 6 prochains mois en raison
de la dégradation de leur situation économique et
6.2% des ménages endettés considèrent
les charges de remboursement beaucoup trop
élevées. Pour ces ménages, le recours
à leur épargne salariale pour se
désendetter, y compris l'épargne
placée sur un PERCO puisque c'est un cas de
déblocage anticipé, devrait augmenter.
17/3/8 Vers la fin de
l'épargne salariale
?
Tel est le titre du
communiqué de presse de la
CGC-CFE en réponse à l'annonce du
président Sarkozy de taxer l'intéressement et la
participation. Ce communiqué recèle notamment un
paragraphe saisissant : "Ce projet [du
gouvernement] est aussi en parfaite contradiction avec
la nécessité d’une pédagogie
d’épargne long terme, notamment en vue du
financement des compléments de retraite et des
dépenses liées au grand âge."
21/2/8 Pertes
boursières pour erreur de gestion
administrative de son plan d'épargne d'entreprise
La Tribune relate la mésaventure d'un
épargnant
américain qui a attaqué son employeur pour
mauvaise
gestion de son plan d'épargne retraite. Il avait
demandé
à son employeur de procéder à un
changement
d'orientation de gestion financière. La non
exécution de
l'ordre aurait coûté 100 000 € de perte
à
l'épargnant. Mésaventure de l'employeur aussi,
après tout. Affaire à suivre.